Petite maman

Petite maman. Halim (Scénario, Dessin, Couleurs)

Lorsque Brenda vient au monde, sa mère, Stéphanie, a 15 ans, et son père s’est déjà éclipsé. Négligée, Brenda grandit pourtant vite et apprend à se débrouiller seule. Malgré les brimades et les punitions injustes dont elle est victime, elle souhaite voir sa mère heureuse et s’occupe d’elle du mieux qu’elle le peut, à tel point que les rôles s’en trouvent inversés, Brenda devenant la « petite maman » de sa mère.

Public : Ado-adulte
Date de parution : 29.09.2017
Collection : Hors Collection
DargaudFormat :177 x 248 mm
Nombre de pages : 192 pages
Type de façonnage : BD Couverture Cartonnée
ISBN/EAN : 9782505067108

Lire un extrait : https://www.dargaud.com/bd-en-ligne/petite-maman/5279/ea2bd2978019d7440a96aaaf95f39ddf

https://www.lemonde.fr/bande-dessinee/article/2017/10/17/la-maltraitance-des-enfants-traitee-sans-pathos-en-bande-dessinee_5202060_4420272.html#link_time=1508255332

C’est un album de bande dessinée qui prend aux tripes et laisse pantelant. Dans Petite maman, l’illustrateur et scénariste Halim aborde une question taboue et rarement traitée dans la fiction, la maltraitance des enfants. Cette violence est si difficile à concevoir qu’il est plus confortable de l’ignorer. Pourtant, elle existe bel et bien, à grande échelle. Deux enfants par jour mourraient des suites de violences infligées par des adultes, selon l’épidémiologiste Anne Tursz, directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Le grand public s’émeut régulièrement de drames. Comme en février 2017 lors de la mort de Yanis, après une punition pour avoir fait pipi au lit. Ou celle de Bastien, 30 mois, enfermé par son père dans un lave-linge en 2011. C’est un fait divers retentissant qui a servi de « déclencheur » à l’auteur. La mort en 2009 de la petite Marina à l’âge de 8 ans, des suites des tortures infligées par ses parents. « Ça m’a déchiré le cœur, décrit Halim. Je me suis dit, ce n’est pas possible que personne n’ait rien vu, pas possible qu’elle ait pu défendre ses parents. » Toutes les questions que chacun se pose, avant de passer à autre chose. Halim n’est pas passé à autre chose.

« Je savais qu’un jour je travaillerais sur ce sujet, explique l’auteur. J’ai grandi dans un quartier populaire à côté de Rouen, où se cristallisent tout un tas de souffrances. J’ai vu des adultes souffrir et faire souffrir leurs enfants. » Halim dit s’être « beaucoup documenté », puis a tout « oublié » pour écrire une fiction, un projet qui demandait à la fois du culot et du courage. « Je ne voulais pas faire une BD-reportage mais faire passer le message au niveau émotionnel », poursuit-il.

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